CODE DE DEONTOLOGIE 

Voici mon code de déontologie qui s'inspire de différents codes existants (EATA, FF2P…) ainsi que du recul que je peux avoir sur ma pratique. Cette présentation de mon code déontologique résume les points principaux et me sert de ligne de conduite. Bien que je ne puisse adhérer au code éthique de l’EATA ou de la FF2P car je ne réunis pas les conditions nécessaires (absence de parcours universitaire surtout), j’y adhère moralement.

Je n’utilise pas dans ma pratique le mot « client » qui à mon sens est trop connoté commercial ni le mot « patient » qui lui, m’apparaît trop médical : je préfère utiliser le terme « personne en demande d’aide » et l’utiliserai donc dans mon code déontologique que j’ai choisi de construire sur trois points :
-        Moi en tant que praticien de la relation d’aide
-        Les personnes en demande d’aide
-        L’ensemble de la profession

Article 1- Mon engagement en tant que praticien de la relation d’aide.
« Observer le sommet de la montagne et tenir la direction : le sherpa n’est pas un surhomme, il peut lui aussi être happé par la montagne ! »
Je m’engage à cultiver une vie professionnelle dynamique intègre (formation continue, lectures, échanges entre pairs…) afin de fournir à la personne en demande d’aide le meilleur service possible.
Je m’engage à suivre une supervision régulière (interroger ma congruence, transferts...) car je suis conscient que je suis humain et que je peux faire des erreurs ou avoir des zones d’ombre. Je suis également conscient qu’une instabilité dans ma vie personnelle peut contaminer ma pratique et venir mettre à mal la relation d’aide. Je reste également conscient de mes limites et refuse d’accompagner les personnes dont la problématique m’apparaît dépasser mes compétences : je les adresse alors au mieux à des confrères spécialisés qui font partie de mon réseau.

Article 2 – Mon engagement auprès des personnes en demande d’aide.
« Je ne suis pas là pour faire le chemin à la place de la personne en demande d’aide mais je l’accompagne tel un sherpa ! »
J’ai conscience que je porte une lourde responsabilité sociale en tant que praticien de la relation d’aide et que mes paroles ont des effets sur ceux qui les entendent !
Je m’abstiens donc de tout conseil en expliquant bien que c’est à la personne en demande d’aide de faire ses propres choix. Je m’engage également à baser la relation thérapeutique sur le principe de coopération Ok/Ok en vue d’aider chaque personne à tendre vers d’avantage d’autonomie. Je suis conscient du pouvoir de ma fonction et du fait que ma position peut créer des jeux psychologiques, je refuse donc tout système de dépendance en étant très clair avec la personne en demande d’aide sur le cadre de la relation thérapeutique : le nombre de séances, le temps de la séance, le prix, le fait que la personne en demande d’aide puisse arrêter à tout moment, la juste distance, pas de rapports physiques... Je respecterai également la réalité psychique, la culture, les croyances, le rythme et les résistances de la personne en demande d’aide.
« La relation de confiance en montagne sauve des vies ! »
Je m’engage à fournir aux personnes en demande d’aide un cadre sécurisant et professionnel (sécurité physique, liberté de choix, consentement…), le tout en accord avec les lois de mon pays. Je m’engage à tout faire pour que le respect de la confidentialité soit respecté (cabinet sécurisé, prise de notes manuscrites, pas de téléconsultation…), et ce, même après la fin de la relation thérapeutique.

Article 3 – Mon engagement auprès de l’ensemble de la profession.
« Défendre la psychothérapie, défendre la relation, défendre la montagne ! »
Je m’engage à connaître, à respecter et à informer à propos des différents domaines de compétence des professions connexes (praticiens, psychopraticien, psychothérapeute, psychologues, psychiatres, médecins, etc…) et à ne pas donner une mauvaise image de la profession. Je m’engage à défendre une psychologie humaniste, individuelle et non statistique. Je m’engage à être transparent concernant mon parcours professionnel, mes formations, mes compétences, mon expérience. Je considère que mon métier n’est pas un commerce, je m’interdirai donc d’orienter mon discours de façon commerciale (placement de produit…) : les informations transmises concernant ma pratique auront seulement pour but d’aider chacun à se forger sa propre opinion et des jugements éclairés pour faire des choix. Je suis conscient de l’impact de mon comportement public, je me garde donc de donner mon avis en me plaçant en expert que ce soit en public ou sur les réseaux sociaux.

Pour finir, je m’engage au respect de la déclaration universelle des droits de l’Homme


"Un pas après l'autre, un pas après l'autre..."